Vilcabamba
A quelques km au sud de Loja, se trouve la petite localité de Vilcabamba, appelée aussi « vallée de la longévité » car elle y accueille un grand nombre de centenaires. Ici, dit-on, « la mort a pris des vacances ».
Jouxtant le Parc National Podocarpus, connu pour sa biodiversité et sa topographie complexe avec des climats andins et amazoniens, la ville est nichée au creux d’un cadre naturel superbe.


Avec son climat éternellement printanier, une alimentation saine et ses eaux minérales aux vertus curatives, Vilcabamba est une halte revitalisante, où le temps semble s’être arrêté…(Plus de photos dans l'album Sierra Sud).

Encore quelques miettes de nuit avant de mordre dans la mie tendre du jour… Comme fève dans la cosse, je m’éveille, toute ankylosée de sommeil...
Le matin me tire par la manche…et tente d’arrimer le soleil aux prunelles du rêve.
Dehors, la rosée s’évapore dans la tasse de l’aube et déjà la lumière tombe drue sur la terre à lever. L’azur s’installe en oriflamme.
Le regard à marée haute pour étancher mes yeux, je chausse l’horizon et m’en vais louvoyant au hasard de ces chemins de verdure où la beauté s’attarde.
Un bruit de mer dans les feuilles m’emporte vers le large. Volets tirés sur l’infini, le printemps est là dans ce paysage qui m’habille comme une peau.
Des millions de route s’égrènent dans mes pas…des pas sans semelles, où les orteils fleurissent… la liberté musarde au collier des oiseaux…
Dans les charades du vent, j’interroge les aquarelles du ciel, sa moisson de nuages…pour délicieuse réponse, des éclats de silence parmi le bavardage des montagnes… aussi je laisse la parole à la nuque des fleurs sous leur robe de pétales, au rire des galets dans le fond des ruisseaux, à la prière des abeilles qui enfantent le miel dans l'abbaye des jardins, au frôlement du soleil sur l'épiderme de la terre, à la virgule des épis de blé dans la phrase d'un champ… Les arbres ont délacé leurs souliers de racine, les bourgeons se déboutonnent… et dans le tamis des heures, à l’autel d’une nature en couche, la patience des graines rêve d’éternité.