Parc national Cotopaxi
Logée dans une charmante auberge, aux murs lambrissés et aux meubles rustiques, je m’installe confortablement dans le salon que réchauffe une cheminée crépitante.

Dans un cadre rural paisible, aux prairies verdoyantes et serti d’eucalyptus, j’ai une vue magnifique sur le cône enneigé du Cotopaxi, dont le nom signifie en quechua « cou de la lune ».

Deuxième sommet du pays (5 897 m) après le Chimborazo, il domine le parc national qui couvre une superficie de 33 400 ha et offre de fabuleuses possibilités de randonnées et d’alpinisme, des vues exceptionnelles sur les volcans, notamment le Rumiñahui (4 712 m) aux pics déchiquetés, ainsi que sur le páramo (plaine andine).

A la tombée de la nuit, le spectacle est superbe et la lune vient en effet se lover au-dessus du volcan. Le lendemain matin, je gagne l’entrée de la réserve sous une brume épaisse. Bien que le parc abrite quelques forêts de pins, à mesure que je grimpe, la végétation se raréfie. Seuls des lichens, des arbustes chétifs et des cactus semblent pouvoir survivre à une telle altitude. A 3 830 m, j’atteins la Lagune de Limpiopungo, lieu de pique-nique apprécié des visiteurs.


Sous un crachin que les nuages viennent délicatement déposer sur cette contrée désertique et désertée, le visage balayé par un vent mordant et froid, avec une visibilité quasi nulle, je rebrousse chemin, un peu anxieuse, enveloppée tout entière d’un voile blanc. Ereintée, les jambes lourdes et le souffle un peu court, j’accepte finalement de me laisser reconduire jusqu’à la grand route.