Province d'Imbabura

Publié le par Estelle de Andrade

Les volcans Cayambe (5 790m), Cotocachi (4 939m) et Imbabura (4 609m), les lacs et les hautes montagnes verdoyantes du nord, avec leurs villages battus par les vents, leurs bourgades animées qui perpétuent les traditions artisanales séculaires – tissage, sculpture sur bois et travail du cuir – constituent autant d’étapes séduisantes.

 















Ibarra
 : Ville affairée au charme suranné et aux jolies façades coloniales. Surnommée « la ville blanche », on y flâne volontiers, parmi les ruelles, les parcs et les places ombragées.














De par sa proximité avec la Côte, sa population présente une diversité peu commune dans la sierra, mélange de métis, indigènes et afro-équatoriens. Je rends visite au monde, goute à ses saveurs, ses couleurs, ses odeurs…

A quelques km, le lac de Yahuarcocha, haut lieu historique de l’Equateur, le « lac de sang » qui doit son nom à la plus cruelle bataille qu’ait livrée l’envahisseur inca contre les Caranquis, une tribu de la région. Cernées de sereines collines verdoyantes, ses rives offrent le plaisir d’une halte agréable.

 








- Otavalo et Peguche : Nouvelle escale à Otavalo pour effectuer quelques emplettes, parcourir la ville et me rendre à la foire au bétail.
J’en profite également pour découvrir Peguche, petit village voisin, typique, prospère et accueillant. L’occasion pour moi d’une vicinale bucolique au cœur d’une forêt d’eucalyptus. Non loin, j’accède à la cascade sacrée de Peguche, où se déroulent chaque année des cérémonies rituelles, afin d’assurer de bonnes récoltes et invoquer la protection des esprits.

 















- Cotacachi : Près de cette bourgade réputée pour le tannage et le travail du cuir, s’étend, dans l’un des cratères du volcan Cotacachi, à plus de 3 000m d’altitude, le lac Cuicocha, pourvu de 3 ilots coniques et dont les eaux calmes sont propices à la navigation. Un chemin de crête balisé permet aussi d’en faire le tour en quelques heures.

 















Du sommet, le paysage s’étale, majestueux... Je ne suis plus qu’un regard…l’écume des nuages fleurit en mille gerbes laineuses dans le ciel et la lumière déferle à bride abattue sur toute la campagne…

Sentiment d’une ineffable légèreté malgré les sentiers escarpés et les pentes abruptes… L’imagination musarde, l’esprit vagabonde…














Comment ne pas faire l’apprentissage de l’humilité face à pareil  ravissement? Puis « lâcher prise », comme on tombe en sommeil, s’oublier, s’abandonner, tel l’enfant dans les bras de sa mère, avec le courage de la confiance…et croire, si épaisse que soit notre nuit, que l’on n’y est pas seul…

 

De retour sur Quito, je retrouve Odile, Virginie et Claire, autres volontaires DCC.

L’occasion pour nous de partager le quotidien de nos coopés, nos joies, nos incertitudes et nos perspectives futures…Gros bisous les filles et à très bientôt de vos nouvelles…

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Publié dans Destination

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