Guaranda et Salinas
De Riobamba à Guaranda, les paysages changent à mesure que nous prenons de l’altitude : aux gorges
verdoyantes succèdent le « páramo », vaste plaine dont la végétation sèche et désolée rappelle la toundra, et l’ « altiplano », haut plateau entouré de crêtes montagneuses volcaniques, couvert de lichens et de buissons épineux. Paysage ascétique où bien peu d’arbres peuvent survivre mais qui constitue une réserve idéale pour les condors, les lamas, les alpagas et les vigognes.

La ville de Guaranda apparaît enfin en contrebas, cernée de collines et blottie au creux d’une vallée, dont les champs et les pâturages qui grimpent à l’assaut des flancs des montagnes, composent de merveilleuses mosaïques vertes.
Nombreux sont les ruisseaux qui serpentent parmi les forêts d’eucalyptus et de pins, nombreux les troupeaux qui paissent paisiblement…
Puis je rejoins Salinas, petit bourg, peuplé par les indiens quechuas de Bolivar, et célèbre pour son patrimoine archéologique et préhistorique.

J’y visite les mines de sel, les grottes de Tigua, étranges formations rocheuses où se réfugiaient dans le passé les populations précolombiennes, et les ateliers de confection artisanale : fromagerie, chocolaterie, nougat, tissage, céramique et charpenterie.
L’air est chargé de printemps et le ciel, jardinier de l’avenir, semble pousser sous l’herbe…