Riobamba
Surnommée « La sultane des Andes », car entourée de volcans majestueux aux neiges éternelles, Riobamba s’étend depuis les jupes du Chimborazo (6 327m) jusqu’aux fleuves Guano et Chambo.
Charmante et bourgeoise, la ville a su préserver un patrimoine historique empreint de culture hispanique et précolombienne. En témoignent les monuments de style néoclassique, les parcs, les jardins et les édifices religieux (La Basilique El Sagrado Corazón, La Cathédrale et autres églises).
Samedi, jour de marché, les étals envahissent les rues pavées et les places de la cité : une mosaïque d’artisanat (ponchos, chapeaux, châles, jupes et autres lainages) et de produits locaux s’offrent aux regards curieux et gourmands des badauds.

Images et scènes insolites se succèdent : l'Hornado (Gras de porc), véritable institution culinaire dans la région, la vente de cochon d’inde, les enfants plantés au milieu des fruits et témoins privilégiés de la liesse collective, ou encore ces femmes quechuas dont le corps fléchit sous le poids des fagots…
Au gré de mes conversations, j’en apprends un peu plus sur les symboles, les traditions et les coutumes indigènes. Révélateur de leur appartenance à une communauté, le costume typique est porté fièrement, en mémoire des ancêtres mais aussi en l’honneur de la nature. Les couleurs et les motifs, bien souvent des fleurs, des plantes ou des animaux sont représentatifs de leur attachement à la Pacha Mama, la Terre Mère. 
Quant aux bijoux, hérités de génération en génération, ils sont porteurs du lien identitaire et familial.
La tradition orale, certaines manifestations artistiques (danses et musique) et la langue inca (le quechua) ont survécu grâce à des règles sociales de solidarité et au sens communautaire. Ainsi la culture andine, ses contes, légendes et mythes continuent de se transmettre de pères en fils…
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