Séminaire DYA

Publié le par Estelle de Andrade

Aux abords du marché très animé de Tarqui à Manta, nombreux sont les enfants qui, pour subvenir aux besoins de leurs familles sont obligés de travailler (600 000 en Equateur) dès leur plus jeune âge, dans les rues, sur les plages ou dans les autobus, comme cireurs de chaussures, laveurs de vitre, vendeurs ambulants… soulevant des charges bien souvent trop lourdes pour leurs petits corps encore fragiles.

Employés dans des conditions précaires, ils s’échinent de longues heures, parfois au détriment de leur santé, dans les bananeraies, les plantations de cacao ou les déchetteries. Des emplois dangereux et nuisibles à leur développement physique, social et mental, qui compromettent leur accès à l’éducation, en les privant de toute scolarisation. Certains s’endormiront en classe pour s’être levés aux aurores ou pour ne pas s’être alimentés suffisamment, d’autres préféreront abandonner le système scolaire.













Livrés à eux-mêmes, ces enfants sont parfois réduits à l’esclavage, vendus par leurs parents pour une somme modique (40$), exposés à des violences physiques et sexuelles. C’est le cas de jeunes garçons, embrigadés contre leur gré dans des conflits armés (guérilla colombienne), dans la production et le trafic de drogues, le cas aussi de jeunes filles, utilisées pour des taches domestiques et/ou à des fins de prostitution.

"A minuit des milliers de cendrillons s'agenouilleront encore"

Cette situation intolérable ne doit pas nous laisser indifférents. Il nous incombe de tout mettre en oeuvre, afin qu'ils retrouvent, à défaut d'une innocence bafouée, leur dignité et l'espoir d'un avenir meilleur.

Lors d’un séminaire organisé par la DYA (Organisation Développement et Autogestion qui lutte pour l’éradication du travail infantile et la protection des droits), nous nous sommes réunis, éducateurs et professeurs de plusieurs institutions afin d’évoquer, d’une part, le problème du travail infantile, d’autre part, l’importance d’une pédagogie ludique vouée à l’apprentissage, à l’équilibre et au développement global de l’enfant. Cette méthodologie obtient de très bons résultats auprès d’enfants issus de quartiers vulnérables marqués par la pauvreté et les conditions de vie familiale difficiles.


Sur le plan intellectuel, en proposant des activités et autres dynamiques éducatives, la méthode Wiñari dynamise le besoin d’apprendre, développe la créativité ainsi que le discernement. Elle préconise un apprentissage précis, en situation réelle, répondant ainsi aux besoins de l’élève. Sur le plan socio-affectif, elle permet une meilleure socialisation : l’enfant peut s’exprimer librement au sein du groupe, dans le respect de l’autre et gagner en autonomie. Sur le plan physique enfin, ces activités améliorent la motricité et permettent un meilleur contrôle des mouvements et du corps dans l’espace.


Notre groupe de travail s’est à cette occasion prêté au jeu deux jours durant: ateliers de réflexion, mais surtout, scénettes, danses, chansons, activités récréatives et sportives. L’imagination fut de rigueur et le dynamisme de mise…

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Publié dans La Fondation

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P
Hola hermanita, que tal?<br /> On aime beaucoup ta nouvelle tète... cette coupe te va tres bien... par contre, tu devrais venir ici, avaler un enorme t-bone...<br /> Saudades... Paolinha
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