Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 14:55

Devant l’accroissement systémique de disparités criantes, la surconsommation, le gaspillage, le scandale de la corruption et le non respect des lois, devant la faim qui rôde et fauche encore d’innombrables victimes, devant l’injustice et la violation quotidienne des Droits de l’Homme, il est urgent d’aimer et de soutenir des initiatives attentives aux besoins fondamentaux de la personne, et de surcroit lorsque les réponses, publiques ou privées, sont insuffisantes.


Au terme de mon volontariat au sein de la Fondation Río Manta, comment ne pas évoquer cet
élan collectif que forme une conscience solidaire vers une unique famille des peuples…Comment ne pas invoquer notre devoir de contribuer, même modestement, à l’édification d’une société de liberté et de justice, dans la perspective idéale et historique d’une civilisation animée par l’amour, l’abnégation et le sens du bien commun…


Comment ne pas vouloir s’impliquer davantage, vivre l’expérience du don contre une vision de l’existence purement productiviste et utilitariste, et promouvoir ce principe de subsidiarité qui favorise la liberté et l’autonomie, la participation et la responsabilisation de l’homme…


C’est ce « vouloir et agir ensemble », cette rencontre culturelle et humaine, cette adhésion à un pluralisme multiforme comme présupposé de toute collaboration sociale constructive, qui nous portera toujours plus avant dans notre volonté d’accompagner et de servir l’autre. Peu à peu, pas à pas, en faisant chaque jour ce qu’il est possible de faire aujourd’hui pour être présent au présent de Tous.


Que dire de mon aventure en Equateur, de ce petit pays au si grand cœur, sinon qu’il s’est offert sans réserve, avec ses maux de tous les jours et ses joies de toujours…qu’il m’a conquise, par sa générosité, sa simplicité et sa foi inébranlable en la vie.


Que dire, sinon MERCI. Merci pour toutes ces rencontres merveilleuses, pour tous ces instants de partage, pour la beauté de ce pays et de ses âmes. Merci à ma famille, à mes amis, d’ici et d’ailleurs, qui m’ont prodigué leur soutien, leur confiance et leur amour.


Je m’en retourne comblée, suspendue au sourire de ces enfants qui portent l’homme et tous ces lendemains dans leurs yeux..
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Par Estelle de Andrade - Publié dans : Au quotidien
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 16:00

A quelques km au sud de Loja, se trouve la petite localité de Vilcabamba, appelée aussi « vallée de la longévité » car elle y accueille un grand nombre de centenaires. Ici, dit-on, « la mort a pris des vacances ».

Jouxtant le Parc National Podocarpus, connu pour sa biodiversité et sa topographie complexe avec des climats andins et amazoniens, la ville est nichée au creux d’un cadre naturel superbe.














Avec son climat éternellement printanier, une alimentation saine et ses eaux minérales aux vertus curatives, Vilcabamba est une halte revitalisante, où le temps semble s’être arrêté…(Plus de photos dans l'album Sierra Sud).

 















Encore quelques miettes de nuit avant de mordre dans la mie tendre du jour… Comme fève dans la cosse, je m’éveille, toute ankylosée de sommeil...

Le matin me tire par la manche…et tente d’arrimer le soleil aux prunelles du rêve.

Dehors, la rosée s’évapore dans la tasse de l’aube et déjà la lumière tombe drue sur la terre à lever. L’azur s’installe en oriflamme.

 

Le regard à marée haute pour étancher mes yeux, je chausse l’horizon et m’en vais louvoyant au hasard de ces chemins de verdure où la beauté s’attarde.

Un bruit de mer dans les feuilles m’emporte vers le large. Volets tirés sur l’infini, le printemps est là dans ce paysage qui m’habille comme une peau.

 

Des millions de route s’égrènent dans mes pas…des pas sans semelles, où les orteils fleurissent… la liberté musarde au collier des oiseaux…

Dans les charades du vent, j’interroge les aquarelles du ciel, sa moisson de nuages…pour délicieuse réponse, des éclats de silence parmi le bavardage des montagnes… aussi je laisse la parole à la nuque des fleurs sous leur robe de pétales, au rire des galets dans le fond des ruisseaux, à la prière des abeilles qui enfantent le miel dans l'abbaye des jardins, au frôlement du soleil sur l'épiderme de la terre, à la virgule des épis de blé dans la phrase d'un champ… Les arbres ont délacé leurs souliers de racine, les bourgeons se déboutonnent… et dans le tamis des heures, à l’autel d’une nature en couche, la patience des graines rêve d’éternité.

Par Estelle de Andrade - Publié dans : Decouverte
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 15:19

Située dans la vallée de Cuxibamba,  « vallée souriante » en langage indigène, Loja est aussi surnommée le « jardin de l’Equateur ». Elle jouit en effet d’un climat tempéré, en plus d’être devenue la 3ème ville écologique du monde avec un système de tri sélectif et de retraitement des ordures unique. Réputée également pour être la capitale musicale du pays, son architecture témoigne d’un riche passé colonial.

Destination séduisante avec ses places, ses églises – Eglise San Francisco, San Sebastián et sa Cathédrale - et ses nombreux parcs, elle offre de plaisantes promenades.















Au nord de la ville, je découvre le parc de loisirs Jipiro, lequel regorge de petits sentiers aménagés, un échiquier géant, un bassin orné d’une pagode chinoise et où canoter, ainsi que la reproduction de plusieurs monuments, dont un château euro latin, la Cathédrale San Basilio (Russie), un temple bouddhiste et, enfin, une réplique de la Mezquita.

 








Plus loin, le parc
La Banda / Orillas de Zamora, où un petit zoo abrite un couple d’ours à lunettes, quelques tortues des Galápagos, des singes et des autruches.


Joyau du parc, l’orquidéarium possède plus de 200 espèces de fleurs.
Par Estelle de Andrade - Publié dans : Destination
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 01:11

Les volcans Cayambe (5 790m), Cotocachi (4 939m) et Imbabura (4 609m), les lacs et les hautes montagnes verdoyantes du nord, avec leurs villages battus par les vents, leurs bourgades animées qui perpétuent les traditions artisanales séculaires – tissage, sculpture sur bois et travail du cuir – constituent autant d’étapes séduisantes.

 















Ibarra
 : Ville affairée au charme suranné et aux jolies façades coloniales. Surnommée « la ville blanche », on y flâne volontiers, parmi les ruelles, les parcs et les places ombragées.














De par sa proximité avec la Côte, sa population présente une diversité peu commune dans la sierra, mélange de métis, indigènes et afro-équatoriens. Je rends visite au monde, goute à ses saveurs, ses couleurs, ses odeurs…

A quelques km, le lac de Yahuarcocha, haut lieu historique de l’Equateur, le « lac de sang » qui doit son nom à la plus cruelle bataille qu’ait livrée l’envahisseur inca contre les Caranquis, une tribu de la région. Cernées de sereines collines verdoyantes, ses rives offrent le plaisir d’une halte agréable.

 








- Otavalo et Peguche : Nouvelle escale à Otavalo pour effectuer quelques emplettes, parcourir la ville et me rendre à la foire au bétail.
J’en profite également pour découvrir Peguche, petit village voisin, typique, prospère et accueillant. L’occasion pour moi d’une vicinale bucolique au cœur d’une forêt d’eucalyptus. Non loin, j’accède à la cascade sacrée de Peguche, où se déroulent chaque année des cérémonies rituelles, afin d’assurer de bonnes récoltes et invoquer la protection des esprits.

 















- Cotacachi : Près de cette bourgade réputée pour le tannage et le travail du cuir, s’étend, dans l’un des cratères du volcan Cotacachi, à plus de 3 000m d’altitude, le lac Cuicocha, pourvu de 3 ilots coniques et dont les eaux calmes sont propices à la navigation. Un chemin de crête balisé permet aussi d’en faire le tour en quelques heures.

 















Du sommet, le paysage s’étale, majestueux... Je ne suis plus qu’un regard…l’écume des nuages fleurit en mille gerbes laineuses dans le ciel et la lumière déferle à bride abattue sur toute la campagne…

Sentiment d’une ineffable légèreté malgré les sentiers escarpés et les pentes abruptes… L’imagination musarde, l’esprit vagabonde…














Comment ne pas faire l’apprentissage de l’humilité face à pareil  ravissement? Puis « lâcher prise », comme on tombe en sommeil, s’oublier, s’abandonner, tel l’enfant dans les bras de sa mère, avec le courage de la confiance…et croire, si épaisse que soit notre nuit, que l’on n’y est pas seul…

 

De retour sur Quito, je retrouve Odile, Virginie et Claire, autres volontaires DCC.

L’occasion pour nous de partager le quotidien de nos coopés, nos joies, nos incertitudes et nos perspectives futures…Gros bisous les filles et à très bientôt de vos nouvelles…

Par Estelle de Andrade - Publié dans : Destination
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 11:53

"Estoy full", expression née du spanglish - désignant le mélange linguistique et l'alternance codique entre l'anglais et l'espagnol, qui signifie "être hyper occupé".
Retour imminent en France oblige, mes activités sont fort nombreuses depuis quelques semaines et plus que jamais ecclectiques: visites avec les brigades médicales, réunions et sessions de formation (ateliers sur la Sexualité Responsable et la Violence Intrafamiliale), organisation de sorties avec les seniors, rédaction de communiqués de presse, de rapport d'activité et autres courriers adressés aux autorités locales et nationales du pays, mise a`jour et suivi des projets...

Petit aperçu en images:
- Appui aux mouvements adolescents de Manta et organisation de la future élection des conseils consultifs juvénils.

















- Promenade en front de mer avec les personnes âgées du programme et exercices de physiothérapie.

































 - Assistance médicale auprès des communautés. Des professionnels visitent ainsi tout au long de l'année les famillent et sillonnent les quartiers défavorisés de la ville afin d'y réaliser des examens, dispenser des conseils et remettre gratuitement des médicaments.

































- Atelier sur la Sexualité Responsable avec les élèves du programme scolaire.

















- Forum Campagne "Non aux jeux sexistes et violents".

















Par Estelle de Andrade - Publié dans : Au quotidien
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Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /Août /2009 12:52

Ingrédients:
250 ml de lait de coco
1 kg de crevettes
2 oignons, rouge et blanc
2 poivrons
4 cuillères à soupe de coriandre
4 cuillères à soupe de persil
2 gousses d’ail
4 cuillères à soupe d’huile
1 grosse tomate

Sel, poivre, cumin et citron

 

Préparation:
- Faire revenir dans une poêle les oignons et les poivrons émincés, l’ail haché et les condiments.

- Ajouter les crevettes crues, décortiquées et rincées.

- Faire revenir un moment puis ajouter le lait de coco. Laisser mijoter 20 à 30 mn.

- Servir la préparation en l’accompagnant de riz blanc et de bananes plantain.

Par Estelle de Andrade - Publié dans : Cuisine equatorienne
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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /Août /2009 13:43

Départ pour Mindo, petite bourgade accueillante, nichée entre les montagnes et les nuages, située à 2h00, au nord-ouest de Quito.

Sur les flancs du volcan Pichincha (4 794 m), sa réserve écologique, superbe forêt équatoriale humide, abrite de nombreuses espèces d’oiseaux - colibris, toucans, quetzals, perroquets -  ainsi qu’une grande variété de fleurs et autres mammifères.

















Paradis des ornithologues, avec plus de 400 espèces recensées, Mindo est un véritable havre de paix et constitue une destination séduisante où les voyageurs affluent.

Les vues sur les versants andins sont époustouflantes, la végétation y est touffue et confère aux forêts une atmosphère féerique. Nombreuses sont aussi les activités auxquelles se prêter : canyoning, rafting, tubing (glisse sur chambre à air), ballades à cheval et randonnées.

 

- Découverte de la Réserve Mindo Nambillo : sentiers escarpés, ponts suspendus, cascades tumultueuses, rivières bouillonnantes…Les paysages sont superbes, et à l’image de l’Amazonie, la nature y est tout aussi exubérante : quantité de fleurs, de fougères et d’arbres aux racines noueuses, aux branches moussues, aux feuilles géantes, épaisses et caoutchouteuses…


Cadre pittoresque avec de petites paillottes en bois et de belles haciendas disséminées à flanc de colline. Celles-ci intègrent parfaitement la beauté des lieux utilisant des matériaux et des techniques respectueuses de l’environnement comme l’énergie solaire, le traitement et recyclage des ordures, des produits biodégradables…etc.

 

Au terme d’une promenade magnifique, j’emprunte la nacelle pour rejoindre l’autre rive (530m de longueur, 150m de hauteur). Sensations fortes garanties !

 











- Visite de l’Orchidarium Armonía qui renferme plus de 200 espèces d’orchidées. Confectionnés dans la sobriété et l’esprit saisonnier, des arrangements floraux agrémentent le jardin. J’y découvre des fleurs d’exception, à la beauté fascinante, aux couleurs subtiles, tigrées et/ou tachetées, et aux formes délicates.

 

















- Visite du Mariposario de Mindo. A la fois ferme d’élevage et centre d’observation où vivent en liberté des centaines de papillons exotiques, j’assiste aux étapes successives de leur développement : œuf, chenille, chrysalide, papillon.

















L’aménagement paysager est aussi de toute beauté et conçu en fonction des besoins spécifiques de chaque espèce afin d’assurer bien-être, nourriture et reproduction. Une promenade enchanteresse et des instants magiques au milieu des papillons!

Par Estelle de Andrade - Publié dans : Destination
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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 19:36

Ce matin, le soleil revêt d’ocre la ville qui luit comme un pain d’épice…et dans l’entrebâillement de l’aube, tandis que les fleurs cherchent le ciel des yeux, peu à peu s’éveillent les rues jusqu’alors endormies.

Dans le cadre d’un circuit organisé, je m’en vais depuis Baños en direction de l’Oriente (Amazonie). Reconnue pour son étonnante biodiversité, la forêt humide tropicale offre une végétation luxuriante et une faune avicole remarquable.

 

1er jour : 3h de route et déjeuner typique au campement « Hola Vida », niché au cœur de la forêt vierge. Au menu : Cachama Maito, un poisson cuit dans une feuille de palme.

Accompagné d’un guide naturaliste, notre groupe embarque pour une promenade en pirogue sur le fleuve Pastaza, où une mer d’émeraude se déroule sous nos yeux. Ballotée par les flots, l’embarcation est instable mais parvient néanmoins à se frayer un chemin au gré des remous et parmi les rochers.













Nous rejoignons alors un autre Lodge où nous passerons la nuit. Le jardin, habité par de nombreux oiseaux, perroquets, singes et autres mammifères, est parcouru de petites cabanes en bois sur pilotis, de bungalows en pisé à toit de chaume et d’agréables sentiers  aménagés.

















L'Amazonie...Terre encore vierge de désastres, vaste amphithéâtre de forêts verdoyantes et de cascades jaillissantes, arche verte au cœur d’une urbanisation croissante et d’un monde affamé d’or noir, de béton et de pouvoir, où la hache viendra sonner la ruine…

 

2ème jour : Dument chaussés de bottes et vêtus de ponchos, nous nous rendons à deux lagunes, la première où séjournent des tortues et la seconde peuplée de caïmans. Découverte de la richesse faunistique et floristique d’une jungle angoissante, étroite et profonde, refuge d’une variété extraordinaire d’oiseaux colorés, d’insectes et de reptiles fascinants.

 










Sentiers pentus, torrents impétueux, gués de fortune, ponts branlants et marécages bourbeux où nous nous enlisons …l’aventure est bien au rendez-vous ! Puis nous continuons, toujours sous une pluie battante, notre périple jusqu’au mirador Puyipongo. Du sommet, le paysage est époustouflant !


Nous visitons également une communauté quechua ashuar, laquelle nous présente ses traditions millénaires, son artisanat et nous initie au maniement de la sarbacane.

Enfin, nous nous rendons à la cascade Hola Vida, havre de tranquillité où il fait bon se rafraichir et contempler sans relâche les flancs de ces collines verdoyantes et boisées.

 









3ème jour
 : Randonnée ardue et hors des sentiers battus jusqu'à la cascade Escondida. L’occasion pour nous de nous enfoncer encore plus avant dans cette forêt dense et exubérante, d’observer de nombreuses espèces animales, notamment papillons et araignées, et de recevoir les explications de notre guide sur l’utilisation et l’existence de différentes plantes médicinales : dégustation d’herbes sauvages, de résine et d’écorce d’arbre, fabrication de colliers et de bracelets naturels...etc. Puis courte pause près de la cascade où nous jouissons à nouveau d’une vue superbe…

 

Bercée par le ruissellement de l’eau et les chants de la nature, je me saisis d’un bout de papier et d’un crayon…Un filet de pollen au bout de la plume, je butine l’azur, écris le rire des bourgeons qui accueillent les larmes du ciel… Mes poumons ensemencés d’air pur, je m’en vais sous l’épaisse ramure, prendre un long bain d’oubli et de verdure. J’écoute la forêt me raconter les arbres, les racines s’impatienter, des oiseaux polyglottes me déclamer l’été…
















La vie est partout, dans ces branches visitées par le vent et où la sève palpite, dans ces fleurs à l’haleine enivrante qui embaument l’air et portent la couleur, sur ces corsages de mousse soyeuse, dans ces envolées de papillons frivoles…l’espoir chante sur sa tige...

 

Mon séjour prend fin…je m’en retourne, enthousiasmée et comblée, comme rassasiée devant cette Nature, abondante et généreuse, jamais lasse d’éclore, et qui m’a offert tout un Eden baigné de lumière et d’arôme…

Encore plus de photos disponibles dans l'album...

Par Estelle de Andrade - Publié dans : Destination
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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 16:14

Logée dans une charmante auberge, aux murs lambrissés et aux meubles rustiques, je m’installe confortablement dans le salon que réchauffe une cheminée crépitante.

Dans un cadre rural paisible, aux prairies verdoyantes et serti d’eucalyptus, j’ai une vue magnifique sur le cône enneigé du Cotopaxi, dont le nom signifie en quechua « cou de la lune ».












Deuxième sommet du pays (5 897 m) après le Chimborazo, il domine le parc national qui couvre une superficie de 33 400 ha et offre de fabuleuses possibilités de randonnées et d’alpinisme, des vues exceptionnelles sur les volcans, notamment le Rumiñahui (4 712 m) aux pics déchiquetés, ainsi que sur le páramo (plaine andine).

 

















A la tombée de la nuit, le spectacle est superbe et la lune vient en effet se lover au-dessus du volcan. Le lendemain matin, je gagne l’entrée de la réserve sous une brume épaisse. Bien que le parc abrite quelques forêts de pins, à mesure que je grimpe, la végétation se raréfie. Seuls des lichens, des arbustes chétifs et des cactus semblent pouvoir survivre à une telle altitude. A 3 830 m, j’atteins la Lagune de Limpiopungo, lieu de pique-nique apprécié des visiteurs.
















Sous un crachin que les nuages viennent délicatement déposer sur cette contrée désertique et désertée, le visage balayé par un vent mordant et froid, avec une visibilité quasi nulle, je rebrousse chemin, un peu anxieuse, enveloppée tout entière d’un voile blanc. Ereintée, les jambes lourdes et le souffle un peu court, j’accepte finalement de me laisser reconduire jusqu’à la grand route.

Par Estelle de Andrade - Publié dans : Decouverte
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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 02:55

Dans le cadre de notre programme scolaire de “Soutien à la Santé, à l’Education et à la Participation des étudiants de 10 écoles de Manta”, nous avons réalisé la Campagne « NON au jeu sexiste et violent ».


Dans un premier temps, nous avons dispensé plusieurs sessions d’information et de conscientisation sur l’importance du jeu, comme moyen d’apprentissage et de socialisation.

A travers des ateliers dynamiques et participatifs, nous avons sensibilisé les élèves, leurs professeurs et parents respectifs, sur la nécessité de promouvoir la convivialité et le respect des différences, sur l’impératif de lutter contre les préjugés et les stéréotypes qui conditionnent notre société.

















En plus de proposer un modèle de jeu coopératif et communicatif, en valorisant sa dimension sociale et éducative, nous avons également insisté sur l’exigence d’une réflexion critique, sur le devoir des adultes d’accompagner leurs enfants dans la découverte de leur identité et sur l’importance de les éduquer à une consommation responsable.

 

















Tous les participants ont reconnu l’existence et la reproduction de comportements sexistes et violents au sein de notre société, et se sont engagés à dépasser les déterminismes sociaux et  consuméristes, ainsi qu’à promouvoir un dialogue intergénérationnel, en diffusant des alternatives basées sur l’égalité, le respect et la coresponsabilité entre femmes et hommes.

 

















Nous avons finalement organisé un forum pour clôturer notre Campagne, en espérant avoir suscité, au-delà des réactions de l’assistance et de vifs débats, une réelle prise de conscience, collective, fédératrice et porteuse d’un changement de mentalité et de pratiques.

 

Qu’ajouter…sinon souhaiter que nous puissions un jour vivre et cohabiter, sans discrimination ni violence, dans un monde où les jouets sont pensés pour le jeu et non pour le dressage culturel de nos enfants !

Par Estelle de Andrade - Publié dans : La Fondation
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Présentation

Nom officiel: République de l'Equateur
Superficie: 283 560 km2
Population: 13.6 M d'habitants
Capitale: Quito (1.8 M d'habitants)
Villes principales: Guayaquil (2.6 M d'habitants), Cuenca (0.5 M d'habitants)
Langue officielle: Espagnol (93 % de la population). Langues indigènes: Quechua, Shuara
Monnaie: Dollar américain
Fête nationale: 10 août
Religion: 94% de catholiques, 6% de protestants
Président de la République:M. Rafael CORREA 

Situé au nord-ouest de l’Amérique du sud, entre la Colombie au nord et le Pérou au sud, l’Equateur est bordé par l’océan pacifique, traversé par la cordillère des Andes et pénétré par la forêt amazonienne. Son territoire se décline en 3 régions principales : la zone littorale, ou Costa, constituée de plaines fertiles assurant l’essentiel de la production agricole et industrielle (Guayaquil, 1ère ville et 1er port du pays) ; la zone montagneuse, ou Sierra, qui culmine à 6 310 mètres d’altitude au volcan Chimborazo (Quito, la capitale, et Cuenca) ; la région amazonienne, ou Oriente, peu peuplée mais riche en pétrole, bois et caoutchouc. Les îles Galápagos, situées à 1000 km des côtes sud américaines, constituent une quatrième région qui dispose d’un statut spécial (parc national).

Côté climat, il y a deux saisons: la saison sèche et la saison des pluies, toutefois les différences entre les régions sont considérables et la température varie en fonction de l'altitude.

"L'Equateur, pays enchanteur s'il en est, n'en finit pas de dérouter. Voyager dans ces contrées n'est pas de tout repos, mais ce sont précisément les difficultés - interminables trajets en bus avec leurs inévitables retards, routes fermées, destinations presque inaccessibles dans la jungle, longues navigations en pirogue, étranges marchés, manifestations - qui font tout le charme de ce pays". Lonely Planet

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