Devant l’accroissement systémique de disparités criantes, la
surconsommation, le gaspillage, le scandale de la corruption et le non respect des lois, devant la faim qui rôde et fauche encore d’innombrables victimes, devant l’injustice et la violation
quotidienne des Droits de l’Homme, il est urgent d’aimer et de soutenir des initiatives
attentives aux besoins fondamentaux de la personne, et de surcroit lorsque les réponses, publiques ou privées, sont insuffisantes.
Au terme de mon volontariat au sein de la Fondation Río Manta, comment ne pas évoquer cet élan collectif que
forme une conscience solidaire vers une unique famille des peuples…Comment ne pas invoquer notre devoir de contribuer, même modestement, à l’édification d’une société de liberté et de justice,
dans la perspective idéale et historique d’une civilisation animée par l’amour, l’abnégation et le sens du bien commun…
Comment ne pas vouloir s’impliquer davantage, vivre l’expérience du don contre une vision de l’existence purement productiviste et utilitariste, et promouvoir ce principe de subsidiarité qui
favorise la liberté et l’autonomie, la participation et la responsabilisation de l’homme…
C’est ce « vouloir et agir ensemble », cette rencontre culturelle et humaine, cette adhésion à un pluralisme multiforme comme présupposé de toute collaboration sociale constructive, qui
nous portera toujours plus avant dans notre volonté d’accompagner et de servir l’autre. Peu à peu, pas à pas, en faisant chaque jour ce qu’il est possible de faire aujourd’hui pour être présent
au présent de Tous.
Que dire de mon aventure en Equateur, de ce petit pays au si grand cœur, sinon qu’il s’est offert sans réserve, avec ses maux de tous les jours et ses joies de toujours…qu’il m’a conquise, par sa
générosité, sa simplicité et sa foi inébranlable en la vie.
Que dire, sinon MERCI. Merci pour toutes ces rencontres merveilleuses, pour tous ces instants de partage, pour la beauté de ce pays et de ses âmes. Merci à ma famille, à mes amis, d’ici et
d’ailleurs, qui m’ont prodigué leur soutien, leur confiance et leur amour.
Je m’en retourne comblée, suspendue au sourire de ces enfants qui portent l’homme et tous ces lendemains dans leurs yeux...
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Située dans la vallée de Cuxibamba,
Au nord de la ville, je découvre le parc de loisirs Jipiro, lequel
regorge de petits sentiers aménagés, un échiquier géant, un bassin orné d’une pagode chinoise et où canoter, ainsi que la reproduction de plusieurs monuments, dont un château euro latin, la
Cathédrale San Basilio (Russie), un temple bouddhiste et, enfin, une réplique de la Mezquita.
J’en profite également pour découvrir Peguche, petit village
voisin, typique, prospère et accueillant. L’occasion pour moi d’une vicinale bucolique au cœur d’une forêt d’eucalyptus. Non loin, j’accède à la cascade sacrée de Peguche, où se déroulent chaque
année des cérémonies rituelles, afin d’assurer de bonnes récoltes et invoquer la protection des esprits.
1er jour : 3h de route et déjeuner typique au
campement « Hola Vida », niché au cœur de la forêt vierge. Au menu : Cachama Maito, un poisson cuit dans une feuille de palme.
2ème jour : Dument chaussés de bottes et vêtus
de ponchos, nous nous rendons à deux lagunes, la première où séjournent des tortues et la seconde peuplée de caïmans. Découverte de la richesse faunistique et floristique d’une jungle
angoissante, étroite et profonde, refuge d’une variété extraordinaire d’oiseaux colorés, d’insectes et de reptiles fascinants.
Bercée par le ruissellement de l’eau et les chants de la nature,
je me saisis d’un bout de papier et d’un crayon…Un filet de pollen au bout de la plume, je butine l’azur, écris le rire des bourgeons qui accueillent les larmes du ciel… Mes poumons ensemencés
d’air pur, je m’en vais sous l’épaisse ramure, prendre un long bain d’oubli et de verdure. J’écoute la forêt me raconter les arbres, les racines s’impatienter, des oiseaux polyglottes me déclamer
l’été…
